Du psychologue CLINICIEN

 

Psychologue clinicien, qui es tu ? Voilà en quelques mots la question qui est posée par ce texte.

Il me semble nécessaire, en tant que psychologue clinicien, et dans un moment de " chaos " pour notre profession de nous poser cette question.

Depuis quelques temps, les psychologues se battent contre certaines tentatives de la part du législateur de faire de nouveaux textes concernant notre corps professionnel.

Il est important, en effet, de se battre contre certains textes qui sont préjudiciables à notre exercice professionnel, mais aussi aux usagers eux même. Il convient cependant de pas jeter l’eau du bain avec le bébé… Certains textes, parfois maladroits peuvent devenir une avancée pour notre profession en France. Je vais donc tenter ici d’expliciter un peu ce à quoi je fais allusion, au risque d’aller à contre courant d’une pensée qui se voudrait être le reflet de tous, ce qui est loin d’être le cas. Je me propose donc de me faire l’écho de ces personnes.

Il ne peut y avoir d’avancée réelle et sérieuse que si nous acceptons nos différences. Nous avons voulu regrouper les psychologues et ceci est une bonne chose, mais peut être est il aussi nécessaire de nous différencier les uns des autres et de prendre notre envol et notre autonomie.

  1. LE psychologue
  2. Le titre de psychologue est un titre protégé, et il convient que les directives qui ont été votées soient préservées et que l’on n’aboutisse pas à un titre au rabais, profitant de l’ouverture des frontières. Je rejoins donc pleinement l’opinion des instances qui parlent au nom des psychologues (SNP par exemple).

    Je n’approfondirais donc pas ce qui semble faire consensus car cela n’a que peu d’intérêt.

  3. LES psychologues

 

Il me semble illusoire de vouloir rester dans une sorte de groupe indifférencié, car en fait, de par la diversité de nos formations, nous exerçons des activités parfois fort différentes.

Je suis donc favorable à un statut particulier concernant les psychologues cliniciens. Cela peut également s’appliquer aux neuropsychologues, et peut être à d’autres psychologues.

Certain reprochent parfois aux textes de vouloir faire du psychologue un professionnel de santé. Si le psychologue clinicien n’est pas un professionnel de santé, qu’est il ? Voici donc quelques propositions qui me semblent intéressantes.

- Augmenter le niveau d’études. Actuellement bac +5 minimum, il serait judicieux de demander un doctorat en psychologie clinique et pathologique (bac+8), afin de s’harmoniser vers le haut avec les autres pays membres de l’union européenne et même les Etats unis et le Canada. Nous pourrions imaginer être psychologue " stagiaire " à niveau bac +5 et poursuivre ensuite une formation doctorale durant 3 ans, sanctionnée par l’élaboration d’une thèse basée sur des recherches effectuées durant ces 3 années de " pré professionnalisation " , et donnant alors droit au titre de psychologue clinicien. Nous pourrions également profiter de ces 3 années pour travailler sur les psychothérapies (théorie et pratique).

- Reconnaître le psychologue clinicien comme un professionnel de la santé et s’entendre alors sur un statut particulier (comme par exemple en ce qui concerne les sages femmes), lui conférant alors la possibilité de bénéficier du remboursement de ses actes par la sécurité sociale.

Cela permettrait même de diminuer les coûts de santé face à une consommation excessive de psychotropes parfois prescrits au détriment de la parole du sujet.

Il ne s’agirait bien sur pas d’un travail sur prescription médicale quelle qu’elle soit, le psychologue clinicien, de par sa formation étant à même de savoir si le patient qu’il prend en charge relève ou non de ses compétences, et devant garder sa totale autonomie.

Ceci offrirait à chacun la possibilité de pouvoir rencontrer un psychologue alors que parfois le coût financier est un frein, voir un obstacle.

Certains disent qu’il est important que le patient participe financièrement à son travail, ce à quoi je répondrais qu’un psychologue n’est pas un analyste, et que d’autre part si cela peut s’entendre lors d’une psychothérapie d’inspiration psychanalytique, cela n’a aucun sens dans une psychothérapie de soutien.

On objectera que des psychologues peuvent être consultés gracieusement au sein des centres hospitaliers, ce à quoi je répondrais que vu le nombre sans cesse croissant de demandes, nombreux sont ceux qui ne peuvent y avoir accès.

Le professionnel libéral peut également baisser ses tarifs, mais alors que ressent le patient, n’est il pas mal à l’aise ? De plus combien de patients pouvons nous prendre dans ces conditions car les frais eux restent les même…

- Revalorisation salariale. Comment est il possible d’accepter comme nous le faisons, et sans réagir la rémunération proposée par l’administration publique ?

Prenons l’exemple de la Fonction Publique Hospitalière, le psychologue perçoit un salaire quasi identique à celui d’une infirmière (qui est reconnu bac +2) alors que nous sommes tous au minimum bac +5 ! ! ! De plus il faut demander la disparition du hors classe qui pourrait ainsi être réparti entre tous, avec l’esprit " à travail égal, salaire égal ".

Bien évidemment tout cela n’est qu’une ébauche de réflexion, qui n’a pas pour finalité d’apporter une solution, mais de provoquer un peu la réflexion, et de faire entendre une autre voix que celle qu’il m’a semblé entendre jusqu ‘à ce jour. Courage car l’heure du repos n’est pas encore arrivée …

 

Sébastien NICOLAS

Psychologue clinicien

14/03/02

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